Lexique encyclopédique abrégé de l'Esprit,
de ses troubles et de leurs voies de résolution

selon les conceptions de la Psychiatrie Psychanalytique
de Madeleine et Yves Dienal

R - Refoulement, Rêve (v. Cauchemar).


Refoulement


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SC C'est refuser de voir, ou rejeter, ou oublier, consciemment ou inconsciemment, des événements pénibles de la vie. Leur accumulation dans l'Inconscient constitue une véritable bombe prête à exploser à tous moments.
PP Le refoulement peut concerner tous les événements de la vie, et pas seulement les traumatismes et conflits de l'enfance. Le refoulement consommant de l'énergie, l'Esprit en est privé d'autant, jusqu'au blocage apparemment inexplicable.
En l'état actuel de nos travaux, la résolution réside en une réévaluation mesurée de tous les événements rejetés, qui nécessite souvent une révision des schémas de pensée installés dans l'Esprit.


Rêve (v. Cauchemar)


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SC Spectacle involontaire se produisant durant le sommeil.
PP Reflète sous des formes transformées, symbolisées, les aspects les plus divers, psychologiques, quotidiens, de la vie du rêveur. Situant les problèmes, il inclut parfois les voies de résolution. Moyen d'investigation incontournable, mais difficile, sinon impossible à déchiffrer soi même.


S - Santé mentale (v. Maladie mentale, Psychosomatique), Schizophrénie, Schizophrénie paranoïde (v. Paranoïa), Sexualité, Souffrance, Spasmophilie (v. Hystérie), Stress, Subjectivité (v. Projections), Suicide (v. Angoisse, Dépression , Panique), Symptômes


Santé mentale (v. Maladie mentale, Psychosomatique)


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PP Il y a parallélisme entre Santé Mentale, Maladie Mentale et la manière dont on conduit sa vie, ce qui peut s'évaluer globalement suivant 7 critères :
  1. Satisfaction de vivre. Opposée : état d'insatisfaction ou de tristesse ou d'ennui constants.
  2. Bonne adaptation relationnelle et affective. Opposée : adaptation relationnelle difficile et sans plaisir.
  3. Adaptation aux nécessités matérielles. Opposée : incapacité de s'assumer.
  4. Bonne influence sur autrui. Opposée : critère sournois, l'intéressé se porte bien, mais sa femme est dépressive, ses enfants sont caractériels ou schizophrènes, même le poil du chat est terne.
  5. Bonne santé générale. Opposée : maux physiques constants. Sauf lésion ou maladie caractérisée, il y a un certain rapport entre le bon fonctionnement de l'Esprit, et celui du corps.
  6. Sauf atteinte physique caractérisée, pas de dégradation notable de l'intelligence avec l'âge. Les activités de l'Esprit tendent à maintenir un bon équilibre mental, et même à l'enrichir avec les années. Ceci peut s'appliquer au physique, dans la mesure où la conscience du corps inclut le courage de l'entretenir. Opposée: déchéance et gâtisme.
  7. Pas de médicament psychotrope (un Esprit en bonne santé ne les supporte généralement pas ) ni d'hospitalisation psychiatrique.


Schizophrénie (v. Santé Mentale, Schizophrénie paranoïde, Psychoses)


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SC Repli intérieur, jusqu'à la perte totale de contact avec l'extérieur. Hallucinations, gestes de violence déments. États de folie à l'état pur. Se manifeste particulièrement entre 15 et 25 ans. Pathologie majeure dont les symptômes (états délirants) son hautement maîtrisés par la chimiothérapie, mais dont la logique et les voies de résolution tiennent en échec la médecine depuis des décennies.
PP Résultat de la rencontre de l'exagération de caractéristiques innées (Introversion, non-Emotivité, et non-Activité), ou d'un déséquilibre des Fonctions voire d'une éducation inadaptée.
Le problème de fond et la résolution ne dépendent pas de la symptomatologie mais de la capacité potentielle de réceptivité, d'initiative et d'action de la personne.
En l'état actuel de nos travaux, il apparaît que la résolution est d'autant plus difficile que le trouble est installé et traité chimiquement depuis longtemps, et d'autant plus facile et rapide qu'il est récent. Pris dès les signes avant-coureurs (méconnus par la Médecine) et avec la collaboration du milieu, le trouble n'aura pas lieu ; la difficulté étant que ces signes apparaissent souvent tout-à-fait satisfaisants : tranquillité, assiduité au travail ou crise d'adolescence.


Schizophrénie paranoïde (v. Paranoïa)


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SC Coupure entre l'imaginaire et la réalité, idées démentielles, hallucinations que le sujet entend mettre en application ( s'il "voit le diable" chez une personne, il tentera de l'exécuter). Si la Médecine en ignore la logique (celle qui explique l'existence des dictateurs sanguinaires) la chimiothérapie prend ici toute sa valeur pour neutraliser des individus dangereux.
PP A la différence de la Schizophrénie essentiellement introvertie, la Schizophrénie Paranoïde se manifeste chez des sujets dont l'imagination et les délires introvertis se projettent vers l'extérieur. Se construit souvent sur des éducations manichéennes, notamment mystiques, c'est à dire opposant sans nuance les symboliques du bien, et du mal à détruire, appuyée sur la certitude d'être La Vérité, ou chargé de mission divine.
En l'état actuel de nos travaux, c'est la pathologie la plus difficile à maîtriser. La résolution dépendant de la réceptivité potentielle du sujet. Nous avons vu des miracles: un réputé "fou-furieux" plusieurs fois interné, à l'intelligence psychologique affûtée, maîtrisant sa pathologie en moins de 10 séances. Mais, ce n'est pas la règle !


Sexualité (v. Anorgasmie, Désir sexuel, Erotisme, Homosexualité, Impuissance, Orgasme)


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SC Tout ce qui se rapporte au sexe et aux activités sexuelles physiquement ou physiologiquement parlant.
PP a) La sexualité est une des composantes de la relation amoureuse. Vécue isolément et de manière habituelle, elle induit un certain déséquilibre dans la mesure où le sentiment est absent, ou se dessèche, ce qui peut à la longue conduire à l'impuissance.
b) Elle a ses exigences : tandis que l'homme peut se satisfaire d'un acte bref (quelques minutes), la femme de manière générale, son plaisir étant progressif, ne peut pas plus s'en satisfaire que de l'absence de tendresses.
c) Elle a ses particularité: Si le fonctionnement masculin est quelque peu standard - érection, pénétration, éjaculation - celui de la femme ne l'est pas.
- Si certaines ont naturellement des orgasmes successifs (plusieurs en une demi heure) sans interruption du désir , d'autres, comme les hommes, orgasme obtenu, voient le désir disparaître.
- Si certaines obtiennent l'orgasme par l'acte sexuel, d'autres ne l'obtiennent que par une stimulation clitoridienne. Mais le goût pour l'amour, l'intensité du plaisir amoureux, se mesurent non à la forme, à la manière, ou au nombre des orgasmes - souvent plaisir automatique sans plaisir - mais à la magie des ressentis physiques et affectifs.


Souffrance (v. Névrose)


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SC Faute d'en éclairer assurément la logique, la souffrance névrotique, par opposition à celle liée aux malheurs concrets ( deuil par exemple ), reste la préoccupation centrale, le leit-motiv, tant du patient que de la Psychiatrie et de nombre de psychothérapies. La souffrance obligée fait même partie de la cure psychanalytique.
PP Comme elle n'est qu'un symptôme, nous l'ignorons presque. Car pour le patient, à la souffrance lancinante succède rapidement la connaissante rassurante et l'effort enrichissant pour comprendre et résoudre. La masquer par les psychotropes, c'est étouffer la cloche d'alarme, tandis que se développe l'incendie.


Spasmophilie (v. Hystérie)


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SC "Tendance héréditaire aux crises de tétanie". La Médecine qui reste sans explication se limite au constat d'un manque de calcium ou de magnésium.
PP Elle s'inscrit dans les manifestations - inexplicables! - de l'Hystérie qui ne peuvent se comprendre qu'au travers de la connaissance du jeu précis des Structures, et particulièrement des Fonctions Sensation et Pensée. En l'absence d'explications, la violence des Emotions ressenties sensoriellement, annihile toute forme de Pensée. Les crises peuvent correspondre à un conflit (de choix par exemple) souvent évident, mais dont la victime n'a pas conscience.
En l'état actuel de nos travaux, la compréhension par le patient de la logique du phénomène permet parfois de voir cesser les crises dès la première séance. Mais la résolution véritable reste la structuration satisfaisante de la personne qui exige entre 15 et 30 séances. Conséquence psycho-somatique : le progrès psychologique normalise l'assimilation du calcium et du magnésium.


Stress


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SC État de tension en relation avec les événements de la vie, intérieurs et extérieurs.
PP Mot à ne jamais employer, car il n'explique rien. On peut être stressé parce qu'on est impatient d'aller chercher le milliard gagné au loto. La résolution réside en une juste évaluation et acceptation des événements, et particulièrement du temps nécessaire...


Subjectivité (v. Projections)


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Vision de la réalité au travers des idées et sentiments personnels. Opposée à Objectivité qui est la vision mesurée de la réalité.


Suicide (v. Angoisse, Dépression , Panique)


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SC. Malheur permanent, invisible, incompréhensible, - souvent même pour le désespéré lui-même - désespoir ponctuel lié à un événement douloureux, appel au secours, inconscience des drogués (drogués psychiatrique inclus), vieillesse ou infirmité, kamikaze. Les racines des états suicidaires sont diverses, et de nos jours particulièrement inquiétantes chez les adolescents.
PP En l'état actuel de nos travaux, prévenir le suicide, au même titre que prévenir ou résoudre une dépression (souvent à l'origine du suicide ou de la tentative) ou toute autre problématique psychologique, c'est comprendre la personne dans son originalité hors des idées reçues, ce qui passe nécessairement par la connaissance des structures, et notamment de la Caractérologie.
L'endormissement momentanément rassurant du mal-être par la chimiothérapie accroît à terme le risque suicidaire.


Symptômes


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SC. Phénomène ou signe particulier provoqué dans l'organisme par un état de maladie.
PP Les symptômes ou les ensembles de symptômes (angoisse, dépression, spasmophilie par ex. ) ne sont que des indicateurs, des voyants sur le tableau de bord qui signalent que quelque chose ne va pas dans la "machinerie" complexe de l'Esprit humain.
Faute d’en connaitre les structures, la médecine entend soulager le patient en gommant les symptômes sans comprendre ce qu'ils indiquent laissant ainsi la porte ouverte au développement de la perturbation et... à de nouveaux symptômes !
Or, tout travail psychologique efficace, tend naturellement à éliminer les symptômes gênants.

 

T - Timidité (v. Sentiment d'Infériorité, Peur de rougir), Troubles Obsessionnels Compulsifs - T.O.C. (v. Obsession, Phobie, Agora-/ Claustrophobie)


Timidité (v. Sentiment d'Infériorité, Peur de rougir)


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SC Est implicitement considérée comme une sorte de trouble dont est génétiquement affecté "le timide".
PP a) La timidité est un état de crainte, plus particulièrement lié à l'Introversion, qui signifie de manière générale que le sujet identifie mal les personnes et les situations qui créent le phénomène.
b) Ceci est généralement renforcé par la peur d'être "jugé", du désir de paraître "bien" voire "parfait" accolé à la "crainte de ne l'être pas", l'ensemble étant inconscient. Tendance particulièrement fréquente chez le "Sentimental" épris de perfection. (v. Perfectionnisme, Caractérologie).
En l'état actuel de nos travaux, elle se résout rapidement par la prise de conscience des schémas perfectionnistes et le développement systématique de la perception du réel (extraversion).


Troubles Obsessionnels Compulsifs - T.O.C.
(v. Obsession, Phobie, Agora-/Claustrophobie)


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SC Besoins obsessionnels d'accomplir des gestes apparemment dénués de sens : gesticulations répétitives, indéfiniment se laver les mains ou vérifier la fermeture d'un robinet. Comme ils restent inexpliqués on se limite le plus souvent à réunir et à réconforter les victimes de cette étrange maladie "qui les empêche de vivre".
PP Les Obsessions restent à l'état d'idées, les T.O.C. se matérialisent en gestes. Mais leur logique reste la même, à la différence près que les T.O.C. traduisent généralement une déficience accentuée dans le jeu des Fonctions.
En l'état actuel de nos travaux, dans la mesure ou le patient accepte que ce soit l'appauvrissement de la personne qui crée le symptôme et non l'inverse, la résolution ne pose pas de de problème particulier. L'acceptation est souvent rendue difficile en raison de l'importance accordée aux symptômes par le milieu et les soignants.

 
V - Voyeurisme


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Voyeurisme (v. perversions, exhibitionnisme)

SC Particularité qui consiste, de manière exclusive, à prendre son plaisir érotique en cherchant à voir les activités ou organes sexuels d'autrui.
PP Comme l'exhibitionnisme, résulte généralement d'une immaturité affective qui interdit la relation partagée.
En l'état actuel de nos travaux, ersatz de la vie amoureuse dont la résolution relève d'un développement global de la personnalité, et particulièrement du Sentiment.
Dans la mesure ou l'érotisme - ou l'émerveillement amoureux - passe par les yeux, nous sommes tous en partie voyeurs et exhibitionnistes

Yves Dienal
Psychanalyste
Madeleine Dienal
Psychanalyste

Psychiatrie psychanalytique
de Madeleine et Yves Dienal

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