La France droguée(1)
par méconnaissance de l'Esprit
Des catastrophes aériennes du passé
à celles de l'Esprit, aujourd'hui
Les progrès toujours rejetés
Pendant des années, l'aviation militaire française(2) s'est trouvée dans la situation de la psychiatrie,
aujourd'hui (3).
Les avions étaient menacés de deux maladies redoutables
dont on ignorait l'origine et le remède: la vrille et les
vibrations, capables, l'une et l'autre, de retirer au pilote tout
contrôle de son appareil.
Les augures de l'aéronautique décrétèrent
que c'était là deux maladies dont le fondement était
par définition, comme la Maladie Mentale, aussi incompréhensible
qu'inguérissable, et qu'il fallait donc se limiter à
tenter d'en prévenir les symptômes.
On réduisit la surface des gouvernes jugées pathogènes,
et on resserra tout ce qui, ayant du jeu, pouvait l'être.
Les avions aux gouvernes mutilées devinrent encore plus difficilement
gouvernables aux mains de leurs pilotes, désormais incapables
de les extraire d'une vrille accidentelle.
Quant aux haubans et tringleries diverses, respectant la loi physique
des cordes vibrantes et de celle des violons en particulier, ils
vibrèrent d'autant plus qu'on les resserrait davantage.
C'est alors qu'un quarteron d'ingénieurs séditieux
crièrent à l'hérésie, clamant qu'il
fallait augmenter les surfaces des gouvernes, non pour éviter
les vrilles, mais pour permettre d'en sortir quand on y était
entré, et que pour éviter les vibrations, il fallait
de plus équilibrer les gouvernes avec des contre-poids, donc
alourdir les avions pour les faire voler mieux.
Du jamais vu qui leur valut d'être mis en quarantaine ou relégués
aux archives, au même titre que le Colonel Mitchell radié
de l'armée des Etats-Unis pour avoir démontré
qu'un avion pouvait couler un cuirassé.
Puis vint la guerre qui, devant l'urgence, entérina les progrès
et mit fin aux principes aéronautiques hérités
des cages à poules des précurseurs...
Le parallélisme entre les perturbations de l'Esprit et celles
de l'avion est absolu. En réduisant chimiquement les symptômes
émotionnels, donc la sensibilité, donc l'intelligence,
donc les gouvernes de l'Esprit, la psychiatrie met l'Esprit dans
les conditions parfaites pour les vrilles anxieuses ou les
pertes de vitesse dépressives incontrôlables(4).
Aussi depuis 30 ans, répétant le scandale, clamons-nous
que c'est par la connaissance des spécificités individuelles
et des gouvernes de l'Esprit, universellement méconnues,
par leur développement et leur équilibrage, et non
en les neutralisant, que l'on peut naviguer heureusement dans les
espaces de la vie.(5)
La multiplicité des méthodes dites psychothérapiques
s'expliquant alors par l'impuissance à saisir dans leur ensemble
la complexité des personnes, de l'Esprit et de ses lois et
de ses gouvernes...d'où la généralisation du
recours à la drogue, en France comme ailleurs.
- Dossier Marie-Claire Juin 1999
- "Histoire des essais en vol",
Ingénieur Général Louis Bonte. Ed. Larivière
- "Les
jardiniers de la folie", Edouard Zarifian. Ed. Odile
Jacob
- Deux Professeurs français, et un professeur
américain affirment qu'une Dépression sur deux traitée
dès le début (par leurs moyens) se transformera
inévitablement en psychose maniaco-dépressive. Symposium
de l'Association France-Dépression. Hôpital
Ste Anne, 27 septembre 1997.
- "L'Orgueil
de Guérir", Yves & Madeleine Dienal .
Ed. Albin Michel
Santémentalement vôtre !
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