Le piège "Psy"
Psychiatrie et Psychanalyse, les deux branches réputées sérieuses
des traitements de l'Esprit, ont fixé la croyance que les problèmes
et troubles de l'Esprit étaient nécessairement des "maladies"
et que leur résolution était inévitablement longue,
incertaine, voir impossible.
Aussi est il logique de voir des patients s'engager, puis stagner confiants,
durant des années, dans des traitements de peu d'effet, sans effet, ou
aggravants.
C'est ainsi que le patient évoque ses tribulations "psy"
par la formule habituelle: "je suis "suivi" par Y ou Z depuis X
années", ce qui lui paraît si naturel qu'il n'imagine pas
qu'il puisse "guérir", ou plutôt être heureux, un
jour et n'être plus "suivi".
La confiance investie dans les thérapeutes
et les soins, la force de l'habitude, attachent d'autant plus le patient que les
effets des traitements inadaptés sont souvent amoindrissants.
Nombre de visiteurs ainsi habitués à stagner sans repères
dans les traitements, les troubles, ou la "maladie", sont plus préoccupés
de traitements ou de méthodes, que de l'éventualité d'une "guérison".
Aussi peuvent-ils difficilement entendre les mesages inattendus d'efficacité,
de rapidité, de "guérison" assurée sous quelques
mois, ou de progrès possibles sous quelques semaines.
Autant de nouveautés qui, au regard de traitements devenus habitudes
familières, apparaissent plus douteuses que prometteuses, les font battre
en retraite et dire qu'ils vont "réfléchir".
Tandis que d'autres, toujours à la recherche de qualité de
vie, d'adaptation sociale ou professionnelle, sensibles aux preuves d'efficacité
clinique, acceptent avec bonheur que le progrès soit, et que soient ainsi
assurés des chemins vers le bien être. |